Philip Ciolina

 

 

'In the stillness of time' - 'Dans le temps suspendu'

Les études de roses réunies dans l'exposition "In the stillness of time"  (dans le temps suspendu),... ont été inspirées par le poème "Burnt Norton" de T. S Eliot. Elles étudient la fleur du bouton à la fleur épanouie puis fanée, sans pétales,  comme pour nous rappeler les saisons et le cycle de la vie.

Philip Ciolina diplômé du Royal College of Art de Londres a toujours travaillé à petite échelle pour mieux créer l'intimité entre son sujet et le spectateur.

Une façon d'ajouter aux impressions d'isolement et de mélancolie présentes dans un tableau comme « Autumn Rose » (Rose d'Automne) et de nous rappeler la fragilité et le déclin de la nature.

Philip Ciolina utilise une technique mixte et des couches de papier transparent,  exactement comme des pétales . Son intervention légère est à peine perceptible, pour mieux ne pas se mêler aux ravages inévitables du temps mais simplement en rendre compte.

Des vases et des rebords de fenêtres,  la main menaçante de l'homme sur la Nature surgit d'ombres voilées, douces et pâles. Leur présence nous rappelle aussi la joie procurée par  la flore et la faune et comme nous savons les fêter.

Cette dichotomie complexe entre vie et mort est illustrée dans la juxtaposition  de titres comme « Room at dusk » (Chambre au crépuscule) et "Night Rose" (Rose de nuit), à des titres plus vifs comme "Morning Light" (Lumière du matin) et "Into the First World" (Dans le premier monde).

"In the stillness of time", (Dans le temps suspendu) est une vision poétique de la mort.

Nicola McCartney 'Galleries' Magazine, UK

 

'The White Rose   - La Rose Blanche'
Prix "Vintage Classics" du concours d'aquarelle du Sunday Times pour  couvertures de livre.

Délicate, exquise, évanescente, évocatrice sont les mots qui viennent à l'esprit devant la peinture d'une rose blanche de Philip Ciolina. C'est comme si elle n'était presque pas là du tout. Le trait continu, repris et repris encore, les aplats de blanc translucide appliqué sur du blanc et du blanc-cassé créent une image presque fantomatique.

Philip Ciolina explique :’Avec la rose, il y a ce moment mystérieux et imprévisible où elle est complètement épanouie et n'a rien de plus à révéler. Toutes ses couches sont déployées. Il y a le calme et le silence avant inévitablement la chute et la décomposition. Cette rose n'était pas une de celles du début de l'été mais une que j'ai découverte tard dans l'année, une survivante dans un buisson près d'une bâtisse négligée.’
Au sein de Vintage, une partie de Random House, ils savaient aussi exactement ce qu'ils recherchaient ! Cette toile ira directement illustrer la couverture d'une anthologie des poèmes de Robert Frost.

 

'The Morning Room', La chambre au matin

Le travail récent de Philip Ciolina nous laisse entrevoir des espaces intérieurs créés par l'application de couches successives de différentes nuances de blanc où sont  enfouies d'autres images, partiellement révélées. Le calme est seulement interrompu par le reflet de fleurs écarlates qui se fanent dans le lointain de cette chambre au matin.
Ce même calme se retrouve dans la série des oliviers, "Olive Trees Series", liée à un poème de Lorca. Elle est faite de la répétition du dessin du même olivier à différents moments du jour ou de la nuit.

Frank Whitford dans le Sunday Time décrit en ces mots  l'oeuvre récompensée de Philip Ciolina ‘The White Rose’ (La Rose Blanche), “délicate, exquise, évanescente, suggestive dans ses applications de blancs translucides, blanc et blancs cassés”.

Frank Whitford, Sunday Times, Culture

 

'In the Stillness of Time' - Dans le temps suspendu

‘Into the rose garden’, dans le jardin de roses,  un vers de T. S Eliot extrait de Burnt Norton a donné l'élan pour la série des roses. La série se concentre sur l'observation de la transformation de la fleur, du bouton à l'éclosion  jusque l'ultime ouverture, proche de la décomposition et parfois, lorsqu'amenée à l'intérieur, vers cet état de calme où la fragilité d'un pétale devient presque celle du parchemin.

 Philip Ciolina remporte le prix "Vintage Classics" de la Random House pour le concours d'aquarelle du Sunday Times.

Ces séries ont été suivies d'une intense période de dessin et de peinture, y ajoutant  des cyclamens et des lis. Un travail sur des images qu'elles soient partiellement cachées, submergées ou enfouies dans des objets ou bien réfléchies dans les fenêtres et les miroirs.


"Le présent, le passé sont tous deux peut être là dans le futur."
  Extrait de The Four Quartets de T.S Eliot

Philip Ciolina, In the Stillness of Time
In the Stillness of Time , 36 x 24 cms

Philip Ciolina, The White Rose
The White Rose, 37 x 23 cms